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Elevage Exotique du Bourbonnais

Diamant Ruficauda

 

Nom francais : Diamant à queue rousse
Nom latin : Neochmia ruficauda
Type : Becs droits
Sociable : Oui
Goût : Oiseau calme
Alimentation : Granivore
Origine géographique : Océanie
 
Description générale :

Il a contrairement aux autres diamants une teinte plus pâle au niveau du corps. Il a le dos et les ailes vert olivâtre ,la poitrine et les flancs sont olive plus clairs pointillés blanc ,le ventre est jaune citron, qui contraste très bien avec le rouge de son bec, remontant au delà du front et s’élargissant sur les joues ce qui lui fait un très beau masque. La queue est rouge foncé et la pupille de ses yeux est entouré d’un cercle rouge.

Le sexage est évident, on le voit surtout au niveau du masque rouge car celui du mâle est plus étendu. L’œil est rougeâtre contrairement à la femelle et son ventre est jaune plus soutenu. Même chez les jeunes oiseaux qui commencent à acquérir leur plumage d’adulte , on voit le ventre devenir plus jaune, même si les masque ne sont pas terminés.
 
Origines et alimentation :
 
Graines (mélange pour exotique enrichi en Alpiste (30 à 50 %), millet en grappeLe Diamant à queue rousse vit principalement dans le nord-ouest de l'Australie et dans quelques secteurs orientaux.
  • Graines germées (millet en grappe)

  • Verdure (laitue)

Au moment de la reproduction

  • Pâtée

  • Nourriture vivante
 
 
Logement :

C'est un oiseau paisible et son chant est très doux . Il a un caractère très agréable envers les autres oiseaux.
IL supporte très bien les batterie d'élevage(80 x 40 x 40) au minimum mais une cage de (100 x 50 x 50) lui convient beaucoup mieux et permet de tenter avec plus de chance l'élevage naturel des jeunes. Malgré sa capacité d'adaptation, je conseille pour lui la volière plantée car de par son calme il en fait un beau locataire. De plus il supporte très bien le froid (pas en dessous de -5°),mais il faut faire attention aux intempéries: il vaut mieux prévoir une volière abritée avec un toit, ou les rentrer en hiver dans une volière si possible hors gel. Cependant, rien ne l'empêchera de prendre un bain glacé.
Il peut être élevé en colonies avec d’autres diamants et même avec ses semblables, car c’est une espèce pacifique, mais attention aux oiseaux mutants: il vaut mieux les séparer un couple par volière afin de pouvoir conserver et mieux surveiller les accouplements choisis.
Reproduction :

Le bon point de départ est le sexage évident de cette espèce. Une fois le couple lâché en volière, on espère tous tenter sa chance dans la reproduction de ce joli diamant. La tenter, c’est facile; mais réussir l’élevage des jeunes par les parents, c’est plus complexe, à cause de la très grande influence des moineaux du Japon que beaucoup d’éleveurs utilisent comme parents nourriciers en prétendant ainsi mieux réussir leur année d’élevage. Mais ce n’est pas la solution, c'est seulement une facilité. Car avec du temps et de la patience, on peut réussir, le plus dur étant finalement de se procurer dès le départ des oiseaux issus d’élevage naturel.
Quand les oiseaux se sentent près à se reproduire, les mâles entament une parade nuptiale, ils ramassent un long brin d’herbe et dansent devant la femelle choisie, en gonflant leur poitrine et en gazouillant doucement, on peut apercevoir leur pupille de l’œil se dilater.
Quand la femelle est séduite et que le couple est formé, ils commencent la construction d’un nid. Le mâle choisit l’emplacement et commence à tisser le nid pour sa belle. Très souvent , en volière plantée, il le fabrique naturellement dans un arbuste ou un panier vide. Les mâles se servent surtout de fibres de noix de coco, un peu de charpie, ou des brins d’herbes et personnellement mes couples garnissent rarement l’intérieur.
Le nid, une fois terminé, ressemble à une poire et mesure la taille d’une poire Williams , avec un tout petit trou comme entrée.
Ils peuvent aussi utiliser des nichoirs en bois ou en plastique. Mais ils réutilisent rarement le même nid, à chaque ponte le mâle recommence son édifice. Il faut surveiller la construction du nid, car cela indique que la femelle est prête à pondre, elle pond pendant la fabrication et couve à la fin de celle-ci.
Elle pond en général de 4 à 6 œufs, qu’elle couve pendant 14 à 16 jours, relayée par son mâle. Ce sont des oiseaux susceptibles, ils ont horreur du moindre dérangement ou changement dans leur volière pendant la couvaison ou l’élevage sinon ils abandonnent tout sans condition. Alors attention à ne pas déranger!!
A la naissance, les poussins sont nus avec des commissures bleu ciel aux coins du bec .Les parents qui accepteront leurs rôles sérieusement nourriront leurs jeunes au nid pendant une moyenne de 25 à 30 jours. Il faudra les baguer au 8ème jour en 2,5 mm. Mais attention de ne pas trop traîner pendant le baguage, car les parents pourraient prendre peur et refuser de s’occuper du nid. Il vaut mieux revenir dans la journée terminer de baguer les jeunes plutôt que de s’attarder autour du nid . A leur envol les oisillons ont un plumage juvénile assez terne: l‘ensemble du corps est brun vert, la poitrine, la nuque et le ventre sont gris brun clair, le bec est noir et seule la queue légèrement rouge montre une ressemblance avec leurs parents. Leur sevrage est assez long , il vaut mieux laisser les jeunes le plus longtemps possible (au minimum 3 semaines).
Ils commencent leurs mues à deux mois et demi, et on peut déjà voir la différence entre les mâles et les femelles, mais elle se passera 8 et 10 mois, avant l’apparition des couleurs diffinitives.
Pour les éleveurs qui font de l’élevage en batteries chauffées pendant l’hiver, les jeunes ruficauda seront sexuellement adultes à la fin de leur mue, mais leur envie de reproduire dépendra de chaque oiseau, car aucun n’est identique. Mais les oiseaux qui resteront en volière extérieur pour un élevage naturel, se reproduiront plus facilement avec les premières chaleurs du printemps.